Jusqu’à l’aube du
2ème millénaire, un bourg gallo-romain a été construit sur
l’emplacement du village actuel. Par le passé, cette place, siège de la
plus étendue des quatre châtellenies de l’Astarac, eut sans doute de
l’importance, comme certains lieudits semblent l’indiquer : l’hôpital,
le Marcadieu, Aux Carmes, etc.
En 1174 fut passé à Moncassin l’acte de vente de Lamaguère au bénéfice
de l’archevêque d’Auch, Gérard de Labarthe.
En 1244, l’étendard du comte de Toulouse, qui avait reçu l’hommage de
Centulle et de sa mère, fut hissé sur les portes et les tours de
Moncassin et des autres châtellenies du comté d’Astarac.
Des Moncassin furent enrôlés sous le sire d’Albret et le maréchal de
Biron.
Sainte-Madeleine patronne de l’église du lieu, dont les premiers curés
furent des Bernardins qui desservaient aussi un hôpital dédié à la
Sainte-Vierge.
Un coteau domine la Petite-Baïse avec son
tumulus
porteur de trois croix, d’où l’on découvre un panorama
splendide. C’est le Castéra qui, avec son château fort, appartenait au
Moyen Âge aux comtes d’Astarac. La motte féodale du Castéra
avec sa tour de guet, sa triple palissade, sa basse-cour assez
importante servait de refuge aux habitants des lieux. (La famille
seigneuriale était protégée dans son château de Lapalu.) La tour du
Castéra, primitivement en bois a été remplacée par une tour en brique
et pierre aux environs du XIIe siècle. Elle a complètement disparu sous
Napoléon 1er. L’église, sur son emplacement actuel a été érigée vers le
XVe siècle. Elle a été maintes fois reconstruite, réparée, refaite au
cours des siècles suivants. Le village médiéval s’est étendu entre
l’église et le Castéra d’une part, et le long du chemin qui descendait
dans la plaine sur le côté sud du coteau d’autre part.
Un important marché se tenait au Mercadieu.
Moncassin conserve l’ancien château féodal des seigneurs de Béon,
expropriés à la Révolution. Acquise par le docteur François Bousquet,
qui fut député de la Convention et vota la condamnation à mort de Louis
XVI, la demeure abrita en juin 1944 un groupe du Corps-Franc Pommiès
qui repoussa un assaut allemand.
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